Magnitude (2011)
installation
- photographies tirages jet d’encre sur papier , ponceuses vibrantes, câbles, détecteur de présence à infrarouge
dimension d'une ponceuse
30cm x 13cm
Des photographies de paysages péri-urbains en phase de ré-aménagement remplacent les bandes de papiers de verre habituellement fixés sur des ponceuses vibrantes. Ces ponceuses sont fixées sur la surface du mur de la salle d’exposition par leurs poignées et sont toutes reliées électriquement à un détecteur de présence. De loin, le spectateur aperçoit une composition d’images disposée au mur mais lorsqu’il s’en approche, l’installation détecte sa présence et déclenche bruyamment la vibration des ponceuses, perturbant instantanément sa perception. Les photographies deviennent floues, l’image est insaisissable pour l’oeil.
Le paysage de chantier, impersonnel et à la fois familier par ses codes est le lieu de l’absence et du devenir. Un temps interstitiel durant lequel s’opère un glissement topologique où une action humaine s’efface pour en dessiner une autre.





